Vénus

Vénus

Le système temporel

Année locale : 224,7 jt (jours terriens)

Jour local : -243 jt

Le système temporel vénusien est particulier pour au moins trois raisons : le jour local réel dure plus d’un an local. Le sens de rotation de la planète est à l’inverse de tous les autres ( le soleil se lève à l’ouest ) et surtout les vénusiens ne vivent pas, très majoritairement, au niveau du sol. Les cités flottantes, si célèbres de Vénus se déplacent en fonction des vents très rapides de haute altitude, là ou les conditions de vie deviennent acceptables. Ces cités font le tour de la planète en une moyenne de 50 heures mais ce chiffre est trompeur car les conditions météorologiques font varier ce chiffre de 40 à 60 heures de “vol”. Dans ce contexte, difficile d’établir un système temporel à partir du cycle jour/nuit naturel. Les vénusiens se sont donc calés sur le système terrien (comme c’est souvent le cas dans un système temporel artificiel). La journée dure donc 24 heures et la semaine 7 jours.

Cependant, le rythme de vie des vénusiens reste adapté au cycles naturels dans le sens où la semaine terrienne n’occupe pas une place prépondérante dans l’organisation des activités. Les vénusiens continuent se vivre différemment la nuit du jour. C’est donc un subtil mélange, difficile à appréhender par les autochtones eux-mêmes, entre le système artificiel d’origine terrienne et celui plus naturel hérité d’un cycle jour/nuit plus ou moins aléatoire.

Enfin, il faut savoir que l’année vénusienne dure 32 semaines, qu’il n’y a pas de mois ou de saisons vénusiennes à l’altitude habitée.

Histoire :

2072 :

Première mission habitée par une grande sociéte multinationale : "SPACE ENERGY COLONIZATION and ORGANIZATION" ou Space -ECO. Mélange de South African Airways, de l'entreprise néerlandaise SkyNRG et BOEING. Première mission d'une cinquantaine d'habitants.

2075 :

La NASA envoie sa première mission habitée. La SPACE -eco pousrquit sa colonisation. en perénisant sa première colonie.

2120 :

Première mission vers mercure.

2072 - 2253 : L'ère coloniale

Si les premières missions habitées remontent au 21e siècle, la première période de colonisation de masse se situe entre les années 2100 et 2150.
La première station scientifique permanente dans la haute atmosphère de Vénus est la Station Vénusienne Internationale (IVS), née d'une volonté des derniers États-nations du 21e siècle. La fin de ces derniers en tant que pouvoir politique mènera à la désertification des quelques installations d’État sur Vénus, dont l'IVS était la base. L'IVS est devenue aujourd'hui un site historique.
La guerre des Quatorze (14 corporations ayant mis fin aux États-nations) (2164-2167) aura sur Vénus l'effet inverse puisque la majorité d'entre elles construira durant cette période des laboratoires, armés, ayant plus la fonction de porte-étendard que de réel centre de recherche. C'est donc dans les années soixante-dix du 22e siècle et à partir de ces premières stations que seront fondées les premières cités flottantes où vivent les populations de la première colonisation de masse.
Ces premières cités vénusiennes sont toujours des colonies terriennes. Elles vivent du tourisme, florissant alors que Mars est en guerre. Ce tourisme est échangé contre des produits finis, le secteur primaire et l'industrie vénusienne étant encore balbutiant.
Cette période de prospérité soumise à la Terre prend fin avec la paix revenant sur Mars, plus attractive et dont la colonisation est légèrement plus avancée. Cette baisse d'activité amène les colons à repenser leur économie qu'ils tournent rapidement vers le secteur primaire au prix d'une crise économique ayant marqué les esprits (2249-2253). Son indépendance SOE (Supply Oxygen Energy) étant à peine entammée, Vénus déclare sans effusion de sang son indépendance politique en 2253 en créant l'Alliance des 14 cités. Elle est alors peuplée d'un million d'habitants. Les cités ainsi créées sont tout de même des descendantes directes des cultures terriennes de l'Age des Corporations.
Pendant ce temps, sur Terre, les Grandes Corporations naissent des fusions des descendants des « Quatorze ». En 2253, il y a 9 groupes sur Terre qui n'ont plus aucune installation sur Vénus.

2253 - années dix du 24e siècle : Le "Siècle" Dormant

La seconde moitié du 23e siècle est connue pour être l'époque de la naissance des Grandes Corporations sur Terre, du début de la deuxième colonisation de masse sur Mars et une période d'autarcie sur Vénus appelée « Le Siècle Dormant ».
Il a fallu un environ 6 décénnies à Vénus pour muter son économie d'une orientation totalement tertiaire et dépendante des importations à une économie primaire et secondaire. La crise économique a saigné Vénus à blanc tant sur le plan humain que financier et les premières cités ne doivent alors leur survie qu'au manque d'attractivité de leur monde. La population de Vénus a stagné dans cette période ou celle de Mars, dans le même temps, a triplé. Néanmoins, le début du 24e siècle amorce une nouvelle ère de croissance démographique, cette fois-ci, sans intervention extérieure. Avec une croissance économique quasi-nulle, des échanges avec l'extérieur presque inexistants, Vénus va réussir le tour de force d'un développement humain sans précédent dans son Histoire. Certes les conditions de vie difficiles du "Siècle" Dormant sont connues de tous aujourd'hui mais cela a permis à Vénus de poser les bases qui lui permettront de connaître l'abondance des siècles suivants.

2307 - 2437 : La deuxième colonisation de masse

Les groupes politiques vénusiens présents lors de la déclaration de l'indépendance se sont affirmés en fusionnant en 6 "camps" politiques qui puisent respectivement leurs origines dans les cultures Latino-Américaines, Asiatiques, Indienne, Occidentale, Arabe et Africaine. Cette vision est quelque peu caricaturale mais permet de voir avec facilité les enjeux de la deuxième colonisation de masse. En effet, l'élan nationaliste qui a mené à l'indépendance est mélangé à l'arrivée massive de nouveaux colons qui créa alors, en moins grave, des tensions entre immigrants et natifs, à l'image de Mars. Les six groupes se sont alors renforcés de l'arrivée de ces migrants, imprégnés de leurs identités culturelles.
Le regain économique permit aux vénusiens d'investir dans de gigantesques chantiers afin de pereniser l'autonomie encore fraîche de leur jeune nation. Le 24e siècle est donc aussi l'époque des stations minières au sol, le lancement de nouveaux processus de terraformation, la création de 9 nouvelles cités flottantes et surtout la tentative de fondation de la tristement célèbre Aschara.

2437 - 2444 : La première guerre vénusienne

La destruction en 2437 de la seule cité au sol de Vénus mettra le feu aux poudres dans le conflit entre pro et anti terraformation, mais ce conflit prend racine dès les premiers chantiers au sol du 24e siècle.
D'une manière générale et très caricaturale, les virtualistes ont un mode de vie aisé et sont attachés aux cités flottantes, et à une économie ouverte et dépendante des importations. Les humanistes sont issus des classes populaires, veulent tourner la production vers une autonomie complète de Vénus, et paradoxalement sont donc de fervents défenseurs des stations minières au sol qui impliquent de facto une dépendance accrue aux machines (mais pas forcément au transhumanisme). La question de société qui a catalysé les tensions entre les deux groupes est l'accélération ou non du processus de terraformation. Une Vénus terraformée permet un mode vie plus humaniste et implique, à long terme, la fin des cités flottantes. Evidement, cela n'était pas du goût de la haute société, largement numérisée, transhumanisée et surtout dont le pouvoir s'assoie sur le système politique des cités flottantes.
Avec la destruction, dont les circonstances font encore débat aujourd'hui, d'Aschara, les camps pro et anti-terraformation vont se radicaliser rapidement entrainant la rupture réelle entre la sociéte au sol et les cités flottantes. Les virtualistes/dirgigeants de cités/riches sortiront vainqueurs de ce combat en 2444, date à laquelle l'alliance des 23 cités reprend militairement le contrôle des installations au sol.

2444 - 2463 : Epoque contemporaine, l'après -guerre et la décolonisation.

La première moitié de notre siècle fut aussi l'exploration, puis l'implantation des premières colonies civiles sur les lunes du système solaire externe. Sur Vénus elle-même, depuis la victoire sur les humanistes de 2444, s'instaure un régime totalitaire théocratique. Le "clergé" virtualiste a la main-mise sur le conseil des 23 cités depuis plusieurs décénnies mais ce pouvoir s'étiole...

Les cités :

Les cités sont indiquées suivie de la "civilisation" à l'origine de leur fondation entre parenthèses. Exception faite d'Aschara, les cités sont toutes flottantes.

La nouvelle Mecque (Ligue Arabe)

Fútián (Chine)

La nouvelle Faridabad (Inde)

Minos (Europe)

Béring (Amérique du Nord)

Neglinka (Russie)

Tadjura (Corne de l'Afrique)

Notwani (Fondée par la SACD - principalement Bantoues, Khoïsanes et Afrique du Sud)

La nouvelle Abuja (Fondée par la CEDEAO - Langues multiples nigéro-congolaises, langues officielles : français et anglais)

La nouvelle N'Djamena (Fondée par la CEMAC - Langues multiples nigéro-congolaises et sahariennes, langues officielles : français, anglais, espagnol)

Piratininga (Brésil)

San Felipe (Amérique Hispanophone)

Kanto (Japon)

Ciliwung (Océanie)

Ishtar(nouvelle cité du Nord)

Aschara (seule cité au sol, détruite en 2437)

Lada (nouvelle cité du Sud)

Navka (seule cité opposée)

Asteria (nouvelle cité haute)

Leda (nouvelle cité basse)

Ulfrun (nouvelle cité forteresse)

Sipho (nouvelle cité "tuyaux" - ancienne mine et raffinerie de gaz flottante reconvertie en cité)

Navka (nouvelle cité-temple)